Le Bitcoin, un succès qui comporte des failles

Première crypto-monnaie à s’imposer aux quatre coins du globemarketing relationnel gregoirejeanjean.com

 

Le bitcoin est cependant remis en cause du fait de l’absence de traçabilité des transactions.

Découvrez les grandes caractéristiques de ce pionnier des monnaies électroniques.

Inventé en 2008, le bitcoin est la plus célèbre des crypto-monnaies ou monnaies électroniques. Ses atouts ? Fonctionner, à la différence des monnaies classiques, sans aucune autorité centrale. Internationale, elle facilite les transactions partout dans le monde car elle n’est soumise à aucun taux de change. Il est ainsi possible de régler un achat en France, aux États-Unis, au Japon ou en Australie, le prix restera identique. Un repas réglé en bitcoins à Lyon, coûterait le même prix à New-York ou à Rome. Un règlement facilité par l’usage du smartphone puisque, en scannant un code, les bitcoins passent du compte de l’acheteur à celui du commerçant sans l’intervention d’une banque et sans régler aucune commission. Ainsi le bitcoin, comme les autres monnaies cryptographiques, permet de réaliser instantanément des paiements sécurisés, auprès de n’importe qui, et ce, partout dans le monde. À noter que le bitcoin est aujourd’hui accepté par un nombre sans cesse croissant de commerçants, les frais de transaction étant dans la majorité des cas inférieurs aux 2 à 3 % retenus sur les paiements par cartes de crédit, voire inexistants. De plus, contrairement aux cartes de crédit, les frais éventuels sont à la charge de l’acheteur et non du vendeur.

Des échanges peu traçables

Techniquement, Bitcoin est un réseau au même titre qu’Internet. Il utilise un livre public à la disposition de tous, le « blockchain » dans lequel toutes les transactions sont consignées afin de connaître exactement le nombre de bitcoins que chaque personne possède. La sécurité de ces transactions repose, à l’instar des autres crypto-monnaies, sur un algorithme cryptographique qui rend chaque bitcoin infalsifiable.

Grâce au blockchain, chaque utilisateur peut vérifier, via son ordinateur, la validité d’une transaction. Si toutes les transactions sont enregistrées, le bitcoin a cependant fait l’objet de nombreuses critiques en regard de l’absence de traçabilité des échanges.

Dans un avis du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) du 28 avril 2015 intitulé « Nouvelles monnaies : les enjeux macro-économiques, financiers et sociétaux », le rapporteur, Pierre-Antoine Gailly relève que « Contrairement aux échanges de monnaies « classiques », l’anonymat des parties rend impossible le suivi des flux. Ainsi, ce système de paiement permet d’effectuer des transactions « invisibles » et non traçables. Dans les faits, toutes les transactions sont enregistrées par le système depuis leur origine. L’ensemble des flux est ainsi traçable en fonction des numéros de comptes associés. Néanmoins, les comptes sont anonymes dans la mesure où aucune vérification des données identitaires n’est effectuée. Ainsi, à titre d’illustration, on peut savoir que le compte B312025 a échangé des bitcoins avec le compte A253654, sans connaître ni la contrepartie dans l’échange (est-ce un bien légal ?), ni l’identité des détenteurs des comptes. De plus, dans les règles de gouvernance du Bitcoin, rien interdit à une personne de disposer de plusieurs comptes… Dans la mesure où il est impossible de rapprocher des êtres humains avec des transactions, le système permet tout type de parades, y compris les transactions douteuses, voire illégales et pour le blanchiment d’argent ».

Une monnaie très volatile

Disponible sur le marché, le bitcoin voit sa valeur fluctuer, parfois fortement. Il est ainsi réputé pour être très volatile. De fait, il valait 1 dollar fin 2010, 30 dollars en juin 2011, 2 dollars fin 20 dollars en janvier 2013 et 266 dollars le 10 avril 2013 avant de redescendre sous les 50 dollars. La valeur bitcoin par rapport à l’euro est mise à jour sur le convertisseur de devises que vous pouvez trouver ici qui affichait une valeur de 392,207 euros pour 1 bitcoin le 22 mai 2016. Dans son rapport, le CESE note que « l’instabilité du marché et la volatilité du cours du bitcoin pose des problèmes de stabilité financière importante. À titre d’illustration, entre les mois de mai 2012 et 2014, la volatilité mensuelle et quotidienne du bitcoin a atteint respectivement 265 % et 200 %, à comparer avec la parité euro-dollar qui est 40 fois moins volatile. Depuis sa création, sa valorisation a évolué entre 1 et 1163 dollars au plus haut. En ce sens, par sa volatilité, le bitcoin peut s’apparenter à un placement spéculatif ».

Mais qui se cache derrière Satoshi Nakamoto ?

Qui est le créateur de Bitcoin ? La question agite le milieu des connaisseurs depuis le début. La réponse ?
Satoshi Nakamoto. Mais ce n’est qu’un pseudonyme. Alors qui se cache derrière ce patronyme ? Peut-être un entrepreneur australien de 45 ans, Craig Wright, qui aurait préféré fuir la célébrité et finalement révélé qu’il était le créateur de bitcoin afin de protéger ses proches. Pourtant les « preuves » qu’il a données de sa paternité du bitcoin n’ont pas totalement convaincues. Ainsi, il a fourni des fragments de code ou des signatures liées à des transactions émanant de Satoshi Nakamoto, mais il pourrait ne s’agir que de données issues de la blockchain, donc accessibles à tout un chacun. Et dans la communauté bitcoin, beaucoup reste convaincu que Satoshi Nakamoto représente en réalité un groupe de plusieurs personnes. Si un coin du voile semblait avoir été levé, il semble donc que, finalement, le mystère reste entier. À suivre, donc…

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